Love ZigZag Tour 2017 Etape 1 – Turckheim / Pfaffenhoffen

Première participation à un Love Tour. Ce Tour de la France alternatif organisé par l’élégant et indispensable Magazine 200.

Cette année, pas d’excuse car deux étapes se déroulent dans la région. Alexis D. , régulier compagnon de route, se joint à moi pour cette étape de 110 km (théoriques) reliant le petit village de Turckheim à Pfaffenhoffen. Le tout en longeant une large partie de la route des vins et traversant le Kochersberg.

Départ de Strasbourg pour Colmar en TER puis petite liaison rapide vers Turckheim. Avec du temps pour un café croissant et commencer à discuter avec des participants venus de près comme d’aussi loin que la région parisienne ou Grenoble.

On retrouve Alain Puisieux, directeur de la publication, du magazine en plein action pour gérer la horde et la logistique, une camionnette mise à disposition par le réseau cyclable.

De mémoire il n’avait jamais vu autant de participant au départ d’une étape. On y trouve tous les profils de cyclistes et tous les types de vélos. Quelques femmes aussi et c’est très bien.

Pour des raisons de sécurité, il est décidé de faire deux groupes. Soit ! On prend alors le train de tête emporté par le local de l’étape, l’inclassable Yann Kerninon. D’emblée nous voilà gratifié d’un zigzag s’écartant du tracé pour « profiter du paysage ». Et nous ne sommes pas déçus en effet par ces collines de vignes entre les villages de grès.

On croise le deuxième groupe avant d’éclater à nouveau en petits packs de de 4 à 6 cyclistes. Il faut déjà chaud mais quelques nuages au loin menacent. Tout comme quelques automobilistes hargneux de nous voir heureux sur la départementale à rouler deux de fronts.

Sur l’impulsion de Piji Piji @ Colmar (qui nous mettra à tous la mine) on opte pour la sécurité et la route cyclable passant en contrebas. Ce qu’on perd en point de vue on le gagne en sérénité.

Mon binôme et moi décidons alors d’appuyer et de jouer de la plaque. Nous venons à peine de couvrir 30 Km et notre objectif est de rallier Strasbourg avant 19h (ce qu’on ferra mais en TER depuis Hagenau). Ce qui suppose d’arriver à Pfaffenhoffen vers 17h et quelques.

Une fontaine nous fait de l’œil et nous stoppons. L’eau s’avère non potable mais un habitant va assurer le remplissage de nos cinquante bidons dans sa cuisine. Alexis en profite pour faire un bain de pied, d’autres y font plus franchement. Je m’asperge d’eau sur la tête pour refroidir la machine. Courte halte mais revigorante.

Si les nuages arrêtent de nous menacer il contribuent à nous apporter un peu de fraîcheur avec une bise bienvenue. le tracé nous fait passer à Mittelbergheim ou Alexis propose de passer dire bonjour à un de ses amis. Zigzagons ! Et après une pause d’un litre d’eau délicieusement fraîche nous repartons.

Il est prévu une pause déjeuner à Rosheim mais nous avons pris à la pause un de nos deux onigiri fait la veille par l’équipe de French Riz. Un essai de ravito embarqué très concluant car la portion est juste bien et très digeste.

Ainsi, à Rosheim nous ne marquons qu’une très courte pause pour saluer le gros du peloton qui à pris d’assaut les boulangeries et les places à l’ombre. Persuadés que d’autres nous précédent nous filons bon train.

Mais la chaleur devient pesante. A la sortie de Dorlisheim, le cimetière où repose la famille Bugatti. Mais pour nous cyclistes c’est l’accès à une fontaine d’eau pour une nouvelle séance d’hydratation interne et externe. Après Molsheim on prend la piste cyclable qui conduit vers le canal de la Bruche. Mais notre objectif est au Nord.
A la bifurcation de Kirsheim, pause perrier-panaché-onigiri. Déjà 88 km de fait, en ayant l’impression d’en avoir faite le double sous un ciel passé résolument en mode fusion.

On retrouve avec Alexis notre terrain de jeu habituel avec le Kochersberg. Toujours aussi beau. Mais on souffre de la chaleur. Un cimetière arrive à point nommé pour une séance de douche à l’arrosoir. Nous roulons seuls depuis Rosheim et restons persuadés d’avoir du monde devant. Sur le dernier coup de cul avant Pfaffenhoffen nous sommes rattrapés par Piji qui nous dépose comme des crêpes. Et arrivons à sa suite en ville. Surprise nous sommes les trois premiers !

On erre un peu avant de trouver le bar final d’étape, l’Orgeslstub qui teint à la fois de la brocante et du restaurant intimiste.

Les arrivées se font plus nombreuses et le serveur ne sait bientôt plus ou donner de la tête. Un tuyau est installé pour une douche improvisée. Nous sommes tous sueux mais heureux. Une bonne bière de la Forêt Noire comme récompense.

Merci 200 et bons zigzags !

PS : pour les stats, 125 Km en 5h18 par 33° et 23,5 Km/h de moyenne au départ de Colmar.